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Test DISCGlossaireUne question de management ?

Découvrez votre profil DISC

Le test DISC · · 5 min

Votre profil DISC ne vous étiquette pas, il décrit vos réflexes. Voici comment lire votre rapport, ce qu’il révèle et ce que vous pouvez en faire.

Un rapport imprimé couvert de graphiques en couleur, un stylo à la main

Vous avez répondu au questionnaire, vous tenez votre rapport : reste le plus intéressant, savoir quoi en faire. Le profil DISC n’est pas un diagnostic psychologique et ne mesure ni vos aptitudes ni votre valeur. C’est une grille de lecture qui décrit vos réflexes de comportement : la façon dont vous entrez dans un sujet, dont vous décidez, dont vous réagissez quand la pression monte. Bien lu, il change la manière dont vous préparez un entretien, une réunion ou une négociation. Mal lu, il devient une étiquette de plus.

Notion de DISC

La méthode DISC sert à situer son propre fonctionnement et celui de ses interlocuteurs. Elle ne prétend pas expliquer une personne : elle décrit ce qui se voit, dans un contexte donné, et donne un vocabulaire partagé pour en parler sans se juger.

Les avantages du DISC

Le modèle DISC descend des travaux du psychologue américain William Moulton Marston, publiés en 1928, que d’autres chercheurs et éditeurs ont ensuite transformés en questionnaires. Son intérêt tient à sa simplicité : quatre repères suffisent à décrire l’essentiel des différences de comportement au travail.

Cette simplicité est un atout et une limite. Elle rend le modèle facile à mémoriser et à réutiliser le lendemain, ce qu’aucune typologie complexe ne permet. Elle interdit en revanche toute prétention à la précision : un profil décrit une tendance, jamais une personne entière. Les rapports les plus utiles sont d’ailleurs ceux qui se contentent de formuler des hypothèses, à confronter avec ce que votre entourage observe de vous.

Les particularités du DISC

Les résultats ne comportent aucun jugement de valeur : tous les profils sont traités de la même façon et aucun n’est préférable à un autre. Ils ne permettent pas non plus de comparer deux personnes entre elles, ni de classer une équipe. Ce que le test met en évidence, c’est la prédominance relative d’une composante chez un individu donné, à un moment donné.

Autrement dit, le rapport indique quels comportements sont les plus marqués chez vous, pas ce dont vous êtes capable. La méthode DISC, que l’usage appelle aussi test DISC par commodité, repose entièrement sur votre auto-description : sa valeur dépend de votre franchise au moment de répondre.

Comment mettre en place le DISC ?

Passer du rapport à une décision concrète demande une méthode. Sans cela, la restitution se referme et le document finit dans un tiroir.

La démarche du DISC

Commencez par lire les deux graphiques que contiennent la plupart des rapports. Le premier décrit votre style naturel, celui vers lequel vous revenez spontanément ; le second votre style adapté, celui que vous adoptez pour répondre aux attentes de votre poste. Un écart important entre les deux n’a rien d’anormal, mais il coûte de l’énergie s’il dure : c’est souvent le signe d’un rôle qui demande le contraire de vos réflexes.

Repérez ensuite votre composante la plus basse. On s’attarde volontiers sur la couleur dominante ; l’angle mort se loge plutôt dans celle que vous mobilisez le moins, et c’est là que se trouvent la plupart des incompréhensions avec les autres.

Terminez par un test de réalité : soumettez deux ou trois formulations du rapport à un collègue proche. S’il les reconnaît, vous tenez une base solide ; s’il ne les reconnaît pas, c’est le rapport qui a tort.

Les éléments principaux du DISC

Le modèle repose sur quatre composantes, chacune associée à une couleur par les éditeurs de tests : la dominance au rouge, l’influence au jaune, la stabilité au vert, la conformité au bleu. Votre profil est le dosage de ces quatre composantes, jamais une couleur unique.

Les profils DISC

Voici, pour chaque composante, ce qu’un score élevé vous apporte, ce qu’il vous coûte et par quoi commencer si vous vous y reconnaissez.

Le profil dominant

Votre force est la décision : vous avancez quand d’autres hésitent et vous ne craignez pas la confrontation. Ce qu’elle vous coûte : des décisions prises seul, des interlocuteurs qui n’osent plus objecter et des détails négligés qui reviennent plus tard. Un point de départ utile consiste à demander systématiquement un avis avant de trancher, et à annoncer ce que vous attendez de votre équipe plutôt que de le supposer connu.

Le profil influent

Votre force est l’élan : vous embarquez un groupe, vous ouvrez des portes, vous faites circuler l’information. Ce qu’elle vous coûte : des engagements pris plus vite qu’ils ne peuvent être tenus et un suivi irrégulier. Par quoi commencer ? Noter systématiquement ce que vous promettez, et vous entourer d’un profil qui aime les listes.

Le profil stable

Votre force est la fiabilité : on sait que le travail sera fait, l’équipe s’appuie sur vous et votre calme apaise les tensions. Ce qu’elle vous coûte : des désaccords tus trop longtemps, qui finissent par sortir d’un coup, et un changement subi plutôt que préparé. Le premier pas consiste à formuler une objection au moment où elle se présente, et à demander le délai dont vous avez besoin au lieu de l’espérer.

Le profil de conformité

Votre force est la justesse : vous vérifiez, vous documentez, vous évitez à tout le monde des erreurs coûteuses. Ce qu’elle vous coûte : une exigence que vos collaborateurs ne peuvent pas toujours suivre et des décisions repoussées tant qu’un élément manque. Un bon exercice consiste à fixer à l’avance le niveau de preuve suffisant pour décider, puis à décider.

L’utilisation du DISC

Le DISC est passé de la psychologie des émotions à la boîte à outils du management, du coaching et de la formation.

Le DISC à l’époque actuelle

On l’utilise en entreprise pour désamorcer des tensions récurrentes, préparer une prise de poste ou fluidifier les relations entre un manager et son équipe. Il éclaire aussi les échanges en recrutement, à condition de servir de support de discussion avec le candidat et jamais de critère de sélection. Le modèle a par ailleurs donné lieu à de nombreuses versions commerciales, plus ou moins fidèles au modèle d’origine, ce qui explique les écarts d’un rapport à l’autre.

Les critiques relatives au DISC

Le DISC dit ce que vous faites, rarement ce qu’il faudrait faire : les recommandations pratiques dépendent de la qualité de la restitution, pas du questionnaire. Ses qualités psychométriques varient fortement d’un éditeur à l’autre et sont rarement publiées, ce qui lui vaut la réserve d’une partie des chercheurs. Ces réserves ne le disqualifient pas comme support de dialogue : elles rappellent seulement qu’aucune décision engageant une carrière ne devrait reposer sur lui.